Éloge de la Méta-analyse (I) Quésaco ?

La méta-analyse (MA) est une technique statistique permettant de combiner les recherches de nombreuses études et d’estimer si la variable qui vous intéresse a un effet, sa taille et robustesse. Elle permet la combinaison d’études du mêmes types (expériences de terrain ou de laboratoires) constituant la pluriméthodologie représentative des sciences sociales actuelles (Cumming 2012 ; Poteete, Janssen & Ostrom, 2010). Contrairement à une idée largement répandue, combiner des études de terrains en milieu socioécologique ne constitue pas une sous MA et beaucoup des meilleurs modèles prédictives proviennent de sciences – astronomie, géologie, paléonthologie, biologie évolutionaire, épidémiologie, etc. – utilisant l’observation de terrain (Diamond & Case, 1986 ; Diamond & Robinson, 2010 ; Lilenfeld & Lilenfeld, 1994 ; Mayr, 1976). Ces techniques ne suffisant pas, des approches issues de la modélisation analytique et agent-based permettent, entre autre, la génération d’hypothèses nouvelles, l’explication de phénomènes par principes de parcimonies et le test de de condition socioécologique impossible à reproduire manuellement (McElreath & Boyd, 2008 ; Otto & Day, 2007 ; Poteete, Janssen & Ostrom, 2010) ou simplement stupide à imaginer (si on devait détruire tous les ponts de France pour tester leur résistance sous prétexte que nos ingénieurs civiles avaient la flemme de les modéliser, la société n’irait pas très loin…). C’est pourquoi je proposerai en parallèle de la série d’articles sur les MA, un exposé mensuel sur la modélisation analytique évolutionnaire (agression, altruisme, théorie du signal, sélection sexuelle et homicides par armes à feu). SMBC error (more…)

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